Avant de devenir vêtement ou tenture, cette matière ressemble à ce qu’elle est : une partie d’arbre. Dans le Buganda, au sud de l’Ouganda, des artisans prélèvent pendant la saison humide l’écorce intérieure du mutuba, un figuier nommé Ficus natalensis. La transformation ne passe ensuite par aucun métier à tisser.
Le travail se poursuit sous un abri ouvert, afin que la matière ne sèche pas trop vite. Des maillets de bois différents la battent longuement, jusqu’à obtenir une surface fine et souple, généralement couleur terre cuite. Le savoir réside dans cette succession de gestes, capables de convertir une écorce en une étoffe utilisable.
L’arrivée des cotonnades au XIXe siècle a réduit cette production, sans effacer ses fonctions culturelles chez les Baganda. Vêtements cérémoniels, rideaux ou literie montrent la diversité des usages documentés. Des actions de transmission ont aussi relancé l’intérêt pour le métier. Ce patrimoine vivant ne décrit donc pas la tenue quotidienne de tous les habitants de l’Ouganda.
Ce que l’on sait
Savoir-faire baganda ; usages variables selon les contextes.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
Signaler une erreur ou apporter une précision