En 1940, le Danemark est occupé. Dans le laboratoire de Niels Bohr se trouvent les médailles Nobel de Max von Laue et de James Franck. Leurs noms gravés pourraient les rendre dangereusement reconnaissables.
Le chimiste George de Hevesy choisit une cachette qui ne ressemble pas à une cachette : il dissout l’or. Les médailles cessent d’exister comme objets identifiables. Ce qui subsiste est une solution chimique, bien moins évocatrice qu’un disque portant un nom et un profil.
Après la guerre, l’or est récupéré et de nouvelles médailles sont fabriquées. L’histoire n’est donc pas celle de trésors détruits pour échapper à une saisie. Ils ont changé d’état, puis retrouvé une forme. Les objets avaient disparu ; leur matière, elle, attendait.
Ce que l’on sait
Les médailles ont été refabriquées à partir de l’or récupéré ; les disques d’origine n’ont pas été conservés intacts.
Pour aller à la source
Références consultées le 20 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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